Exoclock
Présentation :
Lors de nos soirées d’astronomie, nous avons participé au projet Exoclock. Il s’agit d’un projet de sciences participatives (durant lequel il est demandé à tous ceux qui le veulent et le peuvent d’envoyer des données sur un sujet). Celui-ci a été lancé dans le cadre de la mission Ariel, un satellite devant analyser l’atmosphère de 1000 exoplanètes grâce à la spectroscopie. En effet, chaque espèce chimique a un spectre d’absorption propre qui permet de l’identifier. Mais pour que ce spectre puisse être observé, il faut que les rayons de l’étoile autour de laquelle l’exoplanète tourne traverse l’atmosphère de celle-ci. Ainsi, le spectre peut uniquement être observé au début et à la fin de la période de transit (période durant laquelle l’exoplanète passe entre son étoile et la Terre). Le début et la fin de ce transit ont été calculés mais la mission Ariel a besoin d’un maximum d’observation de ce transit pour vérifier les éphémérides du transit. Plus les observations transmises par les chercheurs et les amateurs seront nombreuses, plus la marge d’erreur sera réduite. C’est pour cela que nous avons observé le transit d’exoplanètes et envoyé nos données à la mission Ariel. Les observations de cette mission permettront de découvrir le rayon de la planète, la durée de sa révolution, sa distance à l’étoile ou peut-être des traces de vie…

Le déroulement d’une observation :
Nous allons prendre l’exemple de notre observation de Quatar b1. Nous avons sélectionné cette exoplanète en fonction de son heure de transit, de la luminosité de son étoile, de sa hauteur dans le ciel et de la profondeur de son transit (baisse de luminosité). La nuit du 16 au 17 juin 2026 durant laquelle nous avons fait l’observation, les conditions étaient excellentes, avec un ciel clair, un vent faible et un seeing (taille des objets) de 1,69 parcsec. Nous avons utilisé le télescope T120 (avec un miroir primaire de 120 cm de diamètre) avec monture équatoriale. Nous avons d’abord recherché la déclinaison et l’ascension droite de Quatar b1 que nous avons rentrées dans le télescope pour pointer l’étoile. Nous avons utilisé une caméra Manara et pris 1080 clichés durant les trois heures du transit. Cela nous permettra de repérer les variations de luminosité et ainsi le début et la fin du transit. Il fallait régulièrement tourner la coupole pour rester aligné avec le télescope qui suivait l’étoile.
Eléa et Lucie
